Sortie ornitho à la manade de Saint-Nazaire-de-Pézan
Quand le grand âge frappe sournoisement à sa porte, on se met à penser de plus en plus fort à tout ce que l’on a pas fait… Comme partir à la découverte d’un ailleurs inconnu, de savourer encore un peu toutes ces sensations qui ont bercé notre enfance, aux années insouciantes où n’existaient pas les ordinateurs, où l’intelligence n’était pas artificielle, mais où la première paire de jumelles était devenue un vrai trésor.
Les dimanches matin printaniers, je partais à vélo dans cette généreuse nature et l’après-midi on allait voir les premières courses de taureaux aux arènes du Pré. En soirée, on était invités chez les voisins chanceux qui avaient la télé et on regardait l’émission de Frédéric Rossif « La vie des animaux » dont le générique de fin nous plongeait dans l’angoisse car il y avait l’école le lendemain…
Aujourd’hui, la voiture a remplacé le vélo, le « Ciambellone » de Maryvonne a remplacé les madeleines et l’angoisse du lendemain a cédé la place aux yeux qui brillent, surtout après une belle sortie comme celle réalisée en ce dimanche 25 avril à la manade Lafon.
Pardonnez cette intro un peu longuette, mais, bizarrement, cette journée souhaitée par Laurent, m’a fait « remonter la pulpe du fond » car elle avait quelque chose qui m’a rappelé mon préambule d’incorrigible bavard : la Nature, les animaux, les taureaux camarguais, la convivialité, la découverte…
Voilà, je conclurai en remerciant nos cousins manadiers, en mentionnant que nous étions 14 « curieux de Nature », plus 2 qui nous ont rejoint l’après-midi après le départ de deux d’entre nous (des Picart ont remplacé des Picard..), que l’on a vu une soixantaine d’espèces de nos beautés natur’ailes, à plumes mais aussi à poils…
Que les cuvées partagées autour de la longue tablée de midi, à l’abri sous le toit de sagne, étaient délicieuses et m’ont fait parler encore plus que d’habitude, dans cet environnement paradisiaque, sous le regard des Cygnes et des Flamants…
Je vous transmets quelques photos qui devraient vous donner un bon aperçu de ce havre de paix provisoire de 40 ha pour ces graciles voyageurs qui emprunteront les mêmes voies célestes au retour, idéalement situé à l’interface du doux et du salé, qui constitue une étape royale, mais où les chants des Bergeronnettes printanières se seront tus depuis longtemps avant de céder la place aux premiers coups de fusil, dès leur retour à la fin de l’été.
Texte et photos : Hervé Bertozzi
Grand cormoran :
Chevalier aboyeur :
Bergeronnette printanière :
Échasse blanche :
Talève sultane :
Flamant rose :
Héron pourpré :











